Quand nous étions à Belfort pour les études, un concours de circonstance a fait atterrir une irlandaise dans notre collocation. Colloc qui comptait l’intégralité de la société dans laquelle je bosse maintenant (le « nous » c’est eux et moi) plus un barbu qui nous a honteusement abandonné au bout de six mois. Départ qui a donc entrainé l’arrivée de Roisin (prononcez « rwochine ») et nous a permis de rencontrer la communauté anglophone en stage à Alstom.

Depuis nous avons gardé le contact avec une partie d’entres eux et ce week-end nous répondions à l’invitation de Carly qui nous avait très gentiment organisés un petit séjour de mise en bouche de la culture anglaise avec le meilleur des monuments de Londres, du poisson pané et des soirées alcoolisées. Roisin et Michelle faisaient, elles, le voyage depuis l’Irlande pour nous rejoindre.

Nous sommes donc partis vendredi soir en avion de Lyon pour Gatwick Airport (mais il dure que 40 minutes le vol ? Et pourquoi le retour dure 2h40 ? Comment ça le décalage horaire ?) directement après le boulot. En plus de mes premiers pas sur la terre anglaise (oui j’ai vécu 18 ans à Dieppe sans aller en Angleterre une seule fois oui … ), je faisais également mes premiers battements d’ailes dans un avion. Je m’étends pas, c’est vachement moins impressionnant que ce que je pensais, ça secoue moins que le vieux TER qui fait Dieppe-Rouen (si si le rouge moche avec les sièges en simili cuir il secoue bien).

A 21h et quelque (heure locale) nous étions déjà sur le sol anglais. Après les hugs d’usage avec nos amies qui parlent très bien français, nos premiers contacts anglophones ont donc été des employés de l’aéroport. Pas facile de penser à dire Hi, Please, Yes, Thanks et Bye, les réflexes ont la vie dure. Je suis quand même fier d’avoir compris la vraie première question à laquelle j’ai été confronté : «Would you like a bag ? », l’histoire se souviendra que j’en loupa beaucoup d’autres par la suite.

Trois petites heures plus tard, nous étions dans la banlieue de Reading chez Carly (oui c’est pas à côté) pour une première nuit anglaise avant la looongue journée de samedi.

Journée qui a commencé à 9h pour prendre le train pour Londres et voir à 11h la relève de la garde à Buckingham Palace en passant par Hyde Park. C’est assez marrant parce qu’à voir la foule qui se masse devant les grilles du palais, on a vraiment l’impression qu’il va se passer un truc incroyable. La relève arrive en fanfare (littéralement), passe devant la foule, rentre dans la cours du palais et entame de longues séries de manœuvres répétitives. On est parti avant la fin parce que c’est un peu long et même si la synchronisation chirurgicale des gardes est assez hallucinante, dans l’ensemble c’est pas extraordinaire. Et surtout, la foule massée devant les grilles empêche de vraiment bien voir tout ce qui se passe dedans.

Ensuite retour au métro et direction Westminster pour voir le splendide palais qui abrite le parlement et la non moins splendide cathédrale aux dimensions impressionnante.

La faim pointant son museau (surtout qu’avec le décalage horaire, l’estomac réclamait pitance avec une heure d’avance), nous nous sommes dirigés vers le sympathique quartier de Covent Garden, très vivant avec des animations de rues assez étonnantes (un homme statue avec une grosse épée, un homme chien table et j’en passe). A voir absolument.

Après avoir cherché une Barclays pendant une demi-heure pour ne pas payer de frais et disposer de monnaie locale, nous avons enfin fait notre première expérience de bouffe british … dans un restaurant italien. Heureusement, tout italien qu’il soit, au milieu des pâtes le menu proposait le fameux beer batter Fish and Chips et bien sur on a tous voulu goûter le plat typique même si dans une assiette plutôt que dans un papier journal, il perdait un peu de son charme. Verdict : c’est … euh … fatty.

Ensuite nous nous sommes dirigés vers Piccadilly Circus pour ce qui devait être le clou de la journée : Rock Circus (équivalent du musée Tussauds pour le rock) mais il s’est avéré que le musée était fermé depuis … 3 ans. Sur cet échec nous avons opté pour un petit tour chez Harrods, un magasin gigantesque et labyrinthique à mi-chemin avec un musée dans son architecture puisqu’on se balade de salle en salle, et qui va de la fromagerie aux parfums en passant par les chaussures. Mais un coup de chaud d’Ad nous a empêché d’y passer beaucoup de temps donc ce fut assez bref.

L’heure du retour approchait déjà car nous devions être revenu à 18h à Reading pour accueillir les invités de la Carly’s Party. En effet, les soirées en Angleterre commencent beaucoup plus tôt que chez nous. Carly attendait ses amis de Reading mais aussi des amis de l’université de Bournemouth plus quelques autres qui nous rejoindraient plus tard soit une vingtaine de personne en tout.

Comme je le disais donc, la soirée commençait à 18h, les deux trois premières heures servant en fait de préchauffe pendant laquelle les gens mangent, picolent, les filles se préparent en faisant des ateliers maquillages dans la salle de bain et tout ça dans une joyeuse ambiance de retrouvailles.

Vers 21h, tout le monde saute dans un taxi (enfin 3) direction Earley parce qu’il n’y a qu’en France qu’on se casse les pieds avec des Sam & Cie, souvent dans les autres pays, la culture du taxi vient solutionner le problème et tout le monde peut picoler sans soucis. Ça a un coût certes mais comme on était beaucoup, Carly a pu négocier le tarif et on s’en est sorti pour 3.50£ (4.50€) par tête.

Première étape, un bar/club assez sympa ou nous avons passé la première partie de soirée et essayé de faire un peu connaissance avec nos collègues de soirée. Mais c’est pas évident de papoter en anglais quand on n’a pas l’habitude et surtout avec la musique à fond. Ce fut donc limité. Je retiens la très charmante Gemma qui m’a gentiment répondu « I need Carly to translate » alors que j’essayais de lui parler anglais. L’amour propre toussa.

Pour terminer la soirée, nous avons bougé dans une boite de nuit un peu plus loin pour chauffer le dance floor jusqu’à 3h du matin. Pour ceux qui ont mon facebook, je vous conseil d’aller voir les photos, yen a des mythiques (dont moi possédé par Steve Vai).

Enfin retour chez Carly, pour retrouver la moitié du groupe déjà rentré se coucher une heure avant (ptits joueurs), pour une partie de « Mais où va dormir Fabien ? » (à prononcer avec l’accent anglais). Et oui, on m’avait honteusement piqué mon lit. Tout s’est bien fini après un after pizzas froides et sandwichs au « tout ce qui passe » puisqu’il restait un matelas gonflable (et aussi auto dégonflable pour la grande joie de mon dos).

Et voilà pour le très court week-end en Angleterre, très court car nous avons du repartir dès 8h le lendemain pour attraper notre avion (bobo tête), les vols Easy Jet n’étant pas vraiment nombreux. On aurait aimé y rester un poil plus longtemps pour prendre le temps de visiter un peu plus et aussi de faire plus la fête. Mais ce n’est que partie remise surtout qu’avec la Queen of Organisation© comme hôte, on ne peut que vouloir revenir ;-)

That's all Folks !