Je descendais donc voir Antoine, un de mes plus ancien et bon pote du lycée encore en activité qui sévit actuellement dans un Master de droit international pour se la péter style « moi je fais de l’humanitaire, je donne à manger aux enfants pauvres mais en fait je m’en fous je fais ça pour les voyages gratos ». Antoine c’est aussi le seul mec que je connais qui a un vrai GPS intégré avec fonction record « je passe quelque part et non seulement je sais y retourner mais je retiens tous les noms de rues ». Autrement dit, exactement l’opposé de me, myself and I, capable de se paumer entre la cuisine et la salle de bain (ouai mais j’ai un grand appart, jvous y verrais … hum)

Mais revenons-en à la Provence et plus particulièrement à Aix. Antoine a passé l’année à essayer de me faire venir en me répétant inlassablement que, vraiment, les aixoises étaient amazing, unbelievable et j’en passe (ah et il disait aussi qu’il fait beau mais on s’en fout).

Je vous avoue que j’étais assez impatient de voir en chair, en os et en décolté ce qu’il en retournait, surtout que le monsieur a vécu à Paris 2 ans et que les parisiennes sont loin d’être moches. Néanmoins, pour être honnête, j’avais une vague idée du genre de fille qu’on pouvait croiser dans le sud : de la biatch de compétition gavée au Paris Hilton style.

Et bien pas du tout (enfin si un peu quand même mais pas trop).

L’aixoise type n’est pas du tout un pouf girly sur-maquillé pour la bonne et simple raison qu’elle n’en a pas besoin. Les aixoises sont magnifiques au point qu’il n’y a vraiment rien à jeter la plupart du temps. Samedi après midi quand on est sorti pour visiter la ville, dans les dix premières minutes j’ai croisé cinq fois de suite la plus belle fille que j’avais jamais vu et le rythme est resté à peut près le même pendant quatre heures. Ce qui m’a surtout marqué c’est leur visage, des visages de poupées de porcelaine comme on en voit que dans les séries américaines en se disant qu’en vrai ça existe pas. Une autre chose qui m’a marqué, c’est que la taille moyenne des filles, et j’ai bien dit moyenne, est d’1m70 (j’ai jamais vu autant de filles plus grandes que moi et pourtant je suis pas petit). Enfin, l’aixoise sait s’habiller de façon classe mais sexy, sage mais suggestive (my god ces jupes).

J’ai donc pleuré toutes les larmes de mon corps, tenté vainement de ne pas baver (ça fait touriste) et ragé contre mon boulot qui m’empêchait d’y rester plus de 48 heures. Au passage, petite pensée pour Antoine qui, lui, y aura passé dix mois mais en étant pas célibataire. Dur (huhu … pardon).

La beauté des aixoises nous aura donc occupés une bonne partie du week-end à disserter sur le pourquoi de cette concentration incroyable, élaborer des explications sociétales et économiques, et à mater.

En dehors de ça, j’ai tout de même visité Aix qui est une ville vraiment très jolie. Un mélange entre modernisme et authenticité assez réussi qui en fait une ville agréable et vivante. La vieille ville est constituée d’un enchevêtrement de rues, qui nécessitent vraiment un Antoine bien réglé pour ne pas se paumer, et qui débouchent de façon inattendue sur de mignonnes petites places, toujours pourvues d’une fontaine. Autour de cette vieille ville, quelques quartiers plus modernes et commerciaux avec des bâtiments aux architectures originales et sympas (me demandez pas les noms j’ai rien retenu :D).

Ensuite on a pris une navette direction Marseille (tiens ça me rappelle que finalement j’ai pas acheté de maillot de l’OM) avec dans l’idée de visiter un peu et surtout d’aller nous baigner.

En tant que dieppois, ayant grandi à 400m de la Manche, je me devais de tester la concurrence et vérifier si cette Méditerranée vaut vraiment tout le foin qu’on en fait.

Et bien j’ai l’honneur de vous annoncer que tout ce qu’on vous a dit est faux ! Exit le mythe de l’eau à 25°, elle était même plus froide qu’à Dieppe. Avec Antoine, on a tablé sur un très petit 16°. Malgré les protestations de mon compère qui m’assurait que « je comprend pas, on s’est baigné en Avril et elle était au moins à 20 ! », moi je crois que ce que je vois et là j’ai vu que j’allais surement commencer à éternuer dans le quart d’heure. En plus la plage de sable c’est super relou parce que tu t’en fous plein les pompes, le sac, le calbute … Vive les plages de galets et tant pis pour les fiottes à qui ça fait mal aux pieds.

Bien, sur cette petite note de chauvinisme dieppois, je rends l’antenne non sans vous dire qu’on a quand même visité un peu Marseille qui m’a fait penser au 19ème de Paris. Deux petites choses m’ont interpellé : j’ai jamais vu une ville en bord de mer aussi accidentée (les vélib/lov machin, là bas c’est un échec cuisant) et surtout … surtout ... on a pas trouvé un seul restau japonnais !