Et voilà comment est né le Zikzag, blog zik de mon petit frère mélomane adoré.

Depuis qu’on est tout petit, on a toujours partagé les mêmes goûts musicaux. On taira les Dance Machine 12 et autre daubes assimilées, et on mettra la période rap Skyrock sur le dos du manque de radios intéressantes sur la bande FM dieppoise.

Tout a vraiment commencé quand un pote m’a fait découvrir Offspring et Nirvana. J’ai compris de suite que c’était vraiment ce style de musique qui me plaisait bien.

Malgré quelques tentatives pour densifier mes connaissances en rock à la médiathèque de Dieppe, je ne connaissais pas grand-chose et honnêtement, la musique ne faisait pas parti de mes centres d’intérêt principaux. Mettre 150 francs dans un CD n’était donc même pas envisageable pour le lycéen pauvre que j’étais.

La révolution est venue à 18 ans quand j’ai pu me payer mon premier graveur de CD. A l’époque, c’était plus tellement marginal mais ça ne courrait pas encore les rues (on pouvait encore réussir à se faire un peu de fric en vendant des cd ou des jeux gravés). Du coup, la puissance de la copie était à ma porté et la course à la gravure du tout et n’importe quoi lancé. J’ai découvert un paquet de truc, notamment que Offspring était du punk, qu’il y avait plein d’autres groupes dans le même style et commencé à remonter mon retard incommensurable. Le départ vers la vie étudiante et les nouvelles rencontres ont évidemment joué leurs rôles, notamment pour élargir mon panel de genre (je me suis doucement mis au métal et au ska).

La deuxième révolution fut l’accès à internet haut débit à 20 ans, qui m’a permis de passer vers la musique plus underground et découvrir des groupes moins connus mais tout aussi efficaces.

Et dans tout ça, le petit Laurent (qui a 5 ans de moins que moi) profitait de mes découvertes pour suivre tranquillement le même cheminement dans le rock.

Ce qui était amusant, c’est que dans les premières années, il était encore jeune et lui faire écouter un nouveau groupe n’était pas une sinécure. Ça finissait limite en engueulade style « mais puisque je te dis que tu vas adorer sal con !» « j’en ai rien à foutre j’écouterai pas !» « mais t’es vraiment un … ». La maturité aidant, il commença à attendre mes retours au bercail avec impatience pour savoir si j’avais de nouvelles découvertes à lui faire partager.

Maintenant, la musique a vraiment pris une place importante dans sa vie, surtout depuis que je lui ai filé ma guitare il y a deux ou trois ans. Les rôles se sont inversés et quand j’entends parler d’un groupe, je commence toujours par lui demander ce qu’il en pense. A force d’écouter beaucoup de musique et surtout de multiplier les écoutes, il commence à avoir une critique intéressante sur la musique.

Ce qui est marrant c’est que malgré les années qui passent, notre complicité musicale ne change pas d’un poil. On aime toujours exactement la même chose alors que l’on se voit que quelques fois par ans. Mon rêve serait qu’on habite dans la même ville pour pouvoir jouer dans un groupe ensemble, et je sais que ce rêve est partagé.

Bon vent pour ton blog fréro, je serais toujours le premier à te lire, même si je sais que t’es un gros feignant et qu’on attendra longtemps entre chaque article :D