couvertureJ'ai lu pratiquement tous les Werber et le point commun dans toutes ses histoires c'est les personnages d'apparence banale mais ayant toujours un petit quelque truc en plus qui leur permet d'accomplir de grandes choses. Le monsieur tout le monde qui devient un héros malgré lui, c'est la recette facile et terriblement efficace pour que le lecteur s'identifie. Avec moi ça marche à tous les coups.

Dans le cycle auquel appartient le Souffle des dieux, c'est Michael Pinson notre héros. Avec un nom si extraordinairement banal, on imagine tout de suite qu'on a pas à faire à Rambo ou Luc Skywalker. Non, c'est juste un médecin anesthésiste. Ce bon vieux Michael, on suit ses aventures depuis les Thanatonautes, soit pour l'instant quatre tomes de cette aventure théologique.

Michael il commence à avoir un CV chargé. Dans les Thanatonautes, il co-fonde la thanatonautique, cette nouvelle science de l'exploration de la mort, et va découvrir le continent des morts avec ses différentes zones toutes plus surprenantes les unes que les autres. Ensuite, arrivé aux portes du paradis, il devient ange dans l'Empire des Anges et découvre le dur labeur d'un ange : inspirer trois humains et les aider à atteindre la sagesse nécessaire au salut de leurs âmes. En plus de son boulot d'ange, Michael reconstitue une fine équipe avec ses anciens amis thanatonautes ainsi que quelques guest stars pour explorer le monde des anges. Enfin, il se retrouve élève dieu dans Nous les dieux où, catapulté dans le monde d'Aeden, il devra suivre les cours des dieux mythologiques et mener un peuple au milieu d'une promotion de 144 élèves dieux.

Le Souffle des dieux est le quatrième tome de la série et le deuxième dans lesquels nos héros évoluent dans le monde d'Aeden en tant qu'élèves dieux.

Ce tome est exactement la suite de Nous les dieux et amène finalement très peu de nouveautés dans l'intrigue. Par contre, Bernard Werber fait monter la pression et le rythme de son récit, ce qui pour moi manquait au précédent volume. Entre les cours distillés par un dieu mythologique différents chaque jour, les aventures des différents peuples des élèves dieux, l'exploration du monde d'Aeden pour essayer d'atteindre le sommet de la montagne qui abriterait le dieu suprême, ou encore le mystère qui entoure un déicide dissimulé dans la promotion, on ne s'ennuie pas.

Je pense que ce tome est aussi bon que l'Empire des Anges qui était pour l'instant le meilleur de la série à mon goût. Bernard Werber nous y démontre une nouvelle fois l'étendue de sa très fertile imagination et réussit à garder un intérêt autour de cette exploration de la théologie qu'il a pourtant déjà parcourue en long en large et en travers. On va de suspense en suspense, de mystère en mystère qui s'enchaînent sans décevoir et sans lasser.

A travers les yeux de Michael, on avance vers la clef de l'existence de l'Univers, la réponse au Pourquoi ultime.

Le dénouement sera pour le cinquième et dernier tome, le Mystère des dieux.