Amplepuis - Tarare c'est le derby du coin, entre deux équipes qui se connaissent bien pour s'affronter depuis de nombreuses années et aussi pour avoir échangé un certain nombre de joueurs. Le dernier transfuge en date, Kevin, avait fait le déplacement pour affronter ses anciens coéquipiers.

Le match aller avait vu une première mi-temps tendue et serrée pour une deuxième beaucoup plus débridée où nous nous envolions pour l'emporter tranquillement. Mais pour ce retour, Tarare, bon dernier sans victoire, semblait être venu avec l'envie de faire un résultat chez le voisin amplepuisien.

Pour ce match, nous enregistrions le retour de Corentin et Thierry, absents depuis la trêve. Nous avions également invité Jérôme à venir jouer ce match à priori pas trop dur. A noter que ce dernier a tenu son aile droite pendant 20 minutes en deuxième mi-temps avec beaucoup de sérieux et sans erreur.

Nous avions donc un banc très fourni, ce qui a permis à votre serviteur, avec un bras gauche broyé et un bras droit guère mieux, de coatcher tranquillement et se préserver pour la semaine prochaine.

Ayant très mal commencé le match la semaine dernière, les consignes du coatch était calme et patience pour prendre le temps de rentrer dans le match et de développer un jeu construit. Les joueurs amplepuisiens firent exactement l'inverse en commençant par prendre deux buts et gâcher leur cinq premières occasions en tirs sur les montants du but adverse. Les -12 ans appellent cela la maladie de la barreopotite; samedi soir en première mi-temps, c'était une épidémie.

Mais heureusement pour nous, Tarare n'était pas pourvu de pourfendeurs de défense ni d'artilleurs canonniers et le premier but de Gérald (à la 6ème minute quand même) suivit d'un deuxième deux minutes après nous ramenait au contact. Néanmoins, ce match ne décollait pas. Sérieux en défense mais peu réaliste en attaque, nous ne parvenions pas à prendre réellement l'avantage. 5 – 3 à la 15ème minutes puis 5- 4 à la 20ème, avec un score de match de foot et une réussite au tir au alentour de 20%, nos adversaires finirent par sentir qu'un coup était jouable et nous parvenions difficilement à garder notre mince avantage jusqu'à la mi-temps : 7 – 5.

Le mot du coach fut simplicité. Devant une défense fébrile, nous tentions des mouvements incroyables de complexité. Je demandais donc plus d'initiatives individuelles, notamment sur les ailes, ainsi que des courses croisées pour déstabiliser une défense statique et enfin creuser le score et nous donner de l'air.

Et après un départ timide avec seulement un but de chaque côté pendant les cinq premières minutes, les poteaux et tirent sur le gardien s'arrêtèrent enfin pour laisser la place aux tirs d'ailes en lucarnes par Mox et autres contre-attaques par Yohan, très en jambes, et bien lancé par un Arnaud des grands soirs dans les buts.

L'écart entre les deux équipes augmenta donc irrémédiablement puisque nous mirent 8 buts en 10 minutes, le dernier quart d'heure fut un calvaire pour Tarare tandis que nous peaufinions une jolie victoire.

Un but interplanétaire de Gérald qui réussit à lâcher un tir improbable après un tourbillon copyrighté ainsi qu'un but de Jérémy, joueur de champs d'un soir, débloquant son compteur 2007-2008 ponctuèrent une fin de match tranquille, où nous nous illustrions surtout par une défense hermétique avec à la baguette un Denis intraitable.

20 – 11, nous avons tenu notre rang mais sans soigner le goal average contre une équipe de Tarare qui a montré beaucoup de coeur mais trop peu d'atouts pour réellement nous inquiéter.

Néanmoins et malgré le retour d'expérience des derniers matchs, nous avons une fois de plus eu beaucoup de mal à rentrer dans le match et poser notre jeu. Le problème est que le mental est assez difficile à travailler à l'entraînement et la semaine prochaine, l'équipe du Lou ne nous attendra pas, pas plus que les tombeurs du leader, Mermoz dans deux semaines. Il faudra être bien plus efficace dès le début face au but pour espérer faire des résultats.

Il reste huit matchs avant la monté, huit matchs à gagner absolument.