Après avoir battu facilement Genay la semaine dernière, troisième du championnat, nous avions l'impression d'avoir fait un grand pas vers la monté. Mais Lyon 9, nouveau troisième avant cette journée, nous a prouvé que le chemin sera encore long et que tout relâchement sera payé très cher.

Comme la semaine dernière, nous commençons assez mal le match. Impatients en attaque et empruntés en défense, nous sommes rapidement menés. Mais un match dure 60 longues minutes, il n'y a donc pas lieu de s'affoler. Ça va venir, on va rentrer dedans, soyons patients.

Les minutes s'écoulent, les mauvaises passes ou les tirs improbables continuent et sont payés en contre attaques. Les buts défilent et nous nous retrouvons rapidement à 4 longueurs de nos adversaires, pas transcendants mais plus réalistes. Nous n'arrivons toujours pas à poser un jeu cohérent, nous jouons à la limite de la rupture, chacun tentant de faire la différence pour relancer l'équipe. Mais il y a des soirs où rien ne fonctionne, vraiment rien. Le gardien adverse, d'un très bon niveau, est le grand artisan de notre frustration.

La mi-temps arrive, comme un coup derrière la nuque. Le score est sans appel : 6 – 12.

Le constat est simple, nous sommes tous bien en dessous de notre niveau et nous sommes entrain de perdre contre nous même. La solution, calme et patience. Mais avec 6 buts d'écart, la patience devient difficile d'accès.

Nous revenons sur le terrain bien décidé à vendre chèrement notre peau. Après avoir soufflé et retrouvé nos esprits, nous arrivons enfin à monter le niveau de jeu. Les passes arrivent mieux et les mouvements payent. Nous faisons enfin jeu égal avec nos adversaires et commençons à remonter un peu au score. Mais ce n'est pas encore suffisant et Lyon 9 ne compte pas nous laisser leur enlever ce match qu'ils ont bien en main.

Nous alternons le bon et le mauvais, ce qui est toujours mieux qu'uniquement du mauvais, mais ne permet pas de recoller au score. Et le temps passe.

La match s'emballe et nous donnons tout ce qu'il nous reste pour tenter de remonter dans les 10 dernières minutes les 4 buts d'écarts. Comme une bête blessée, Amplepuis jette généreusement ses dernières forces dans ce combat à l'image de votre serviteur, ayant fondu un plomb, courant dans tous les sens et tirant dans toutes les positions pour courir après ce score qui nous échappe.

Chaque but mis est une bouffée d'oxygène mais chaque but pris est un coup de poignard.

Jusqu'au bout nous tentons mais il est trop tard. Les dernières minutes filent et la sirène retentit, mettant fin à notre supplice. 22 – 25. Trois buts. Je réfléchis au nombre de balles que j'ai perdu, à ma contre attaque collée lamentablement dans le mur et quelques larmes montent. Pas besoin de jouer en D1 ou de faire des championnats du monde, une défaite en dernière division départementale peut apporter son lot d'émotions. Le sport c'est cruel parce que tout donner ne suffit pas toujours.

Cette défaite est un tournant dans le championnat car au lieu de nous détacher en tête avec Meyzieu, nous stagnons dans un groupe de 5 ou 6 équipes qui se tiennent en 2 points. Pire, nous ne sommes plus maîtres de notre destin puisque, maintenant 3ème, nous devons tout gagner et compter sur un mauvais pas de Lyon9 pour espérer accrocher la 2ème place significative de monté.

La semaine prochaine nous commençons les matchs retours avec 3 défaites dans la valise dans un championnat particulièrement ouvert. La semaine prochaine, Tarare va subir le sursaut d'orgueil d'Amplepuis.

Concernant les moins de 12 ans, nous nous déplacions à Marcy l'Etoile pour un plateau composé également de Saint Priest. Les enfants commencèrent par remporter leur premier match contre Marcy en montrant de très jolis mouvements offensifs et un défense mieux en place que d'habitude. Par contre, Saint Priest, bourreau des filles la semaine dernière, ne réussit vraiment pas à Amplepuis et les enfants subirent une courte défaite, non sans s'être bien battus jusqu'au bout.